Jean-Christophe Sibon

Jean-Christophe Sibon, fondateur de WeChef, nous explique comment s’est construite la communauté qui inspire vos menus et enchante vos courses.

Jean-Christophe Sibon

Pourquoi avoir créé WeChef ?

JCS – Rien ne me prédestinait à mener cette aventure : l’idée m’est venue en constatant les difficultés que, jeune actif célibataire, je rencontrais au quotidien pour organiser intelligemment mes courses, et la frustration que cela provoquait dans l’assiette.

Très vite, j’ai compris que derrière ces expériences très personnelles se cachait un constat général de perte de savoir-faire culinaire dans notre société. Ce constat était sociologiquement compréhensible mais pour autant inacceptable au pays de Bocuse : il fallait résister !

Qu’est ce qui fait son originalité ?

JCS – WeChef a démarré en 2012, avec un ADN simple : tirer le meilleur de l’économie collaborative en proposant une expérience nouvelle, susceptible d’accompagner l’internaute à chaque étape, de la conception de ses menus jusqu’à la réalisation de ses repas au quotidien.

Au-delà se dessine l’ambition pédagogique : l’application réunit tous les publics (novices, amateurs, et passionnés), et souhaite permettre à chacun de mieux s’alimenter tout en découvrant de nouvelles saveurs.

Où en est WeChef aujourd’hui ?

JCS – Nous avons longtemps cherché notre modèle.

Après le succès de deux recettes vidéos “pilote” sur les réseaux sociaux (le bœuf wellington et le tiramisu, je recommande !), nous avons fait le choix de renforcer nos investissements sur les contenus, pour ne proposer qu’une sélection de recettes de haute qualité.

Nous avons également travaillé sur deux livres Recettes saines et faciles pour couples amoureux et Recettes saines et faciles pour familles heureuses, pour aller au delà de l’univers des écrans, tout en perpétuant une certaine tradition.

Enfin, le jeune actif célibataire est devenu heureux père de famille, et encore plus soucieux de la qualité des produits présents à sa table. Nous avons renoncé à toute forme de partenariat avec l’industrie agro-alimentaire, comme certains journaux ont renoncé à toute forme de revenus publicitaires. En cuisine aussi, l’indépendance, dans les faits et dans les apparences, est le préalable de la confiance.

Bref, nous avons conservé l’ADN mais revu complètement l’expérience, pour le bonheur de notre communauté.